Une étude sur les interactions entre poêles à bois et qualité de l’air intérieur

AIR INTÉRIEUR : Une étude sur les interactions entre poêles à bois et qualité de l’air intérieur

Le CSTB a annoncé le 18 octobre le lancement, en collaboration avec l’ADEME, de l’étude CAB-QAI dont l’objectif est de comprendre l’impact de l’usage d’appareils de chauffage au bois sur la qualité de l’air intérieur. Cette étude doit permettre de formuler des préconisations d’usage et accompagner la filière dans l’amélioration de ces systèmes.
Si on connaît aujourd’hui plutôt bien les émissions de polluants atmosphériques des combustions de bois, et leurs effets sanitaires, il existe peu d’études sur la question des conséquences de l’utilisation du bois en chauffage, notamment en poêles, sur la qualité de l’air intérieur. D’où le lancement par le CSTB d’une nouvelle étude qui donnera lieu à une expérimentation sur son site de Marne-la-Vallée dans MARIA, la Maison automatisée pour des recherches innovantes sur l’air.
Ce laboratoire qui a les caractéristiques d’une habitation de 5 pièces et une cuisine, permet de reproduire des séquences réelles de vie,  en testant différents cas de figures, notamment en matière de ventilation ou perméabilité du logement. L’étude lancée sur la question de l’impact des combustions en poêles à bois sur la qualité de l’air intérieur va consister à réaliser des essais dans deux configurations d’habitation. La première, « ancienne », avec un poêle à bois traditionnel d’ancienne génération, prélevant l’air directement dans la pièce où il est installé, et une ventilation naturelle. La seconde, plus moderne, avec un poêle récent, raccordé de façon étanche, et une ventilation de type VMC simple flux, régulée en fonction de l’humidité. Des mesures de qualité de l’air (particules fines, le CO2, les COV) seront effectuées pour les différentes conditions d’usage du poële : arrêt, allumage, mise en régime, fonctionnement normal, fin de combustion.
Les résultats de l’étude seront mis à disposition de l’Ademe courant 2017, permettant de comprendre le rôle et l’impact des installations de ventilation et de la technologie de combustion sur la qualité de l’air intérieur, ouvrant la voie à des recommandations d’usage et de pratiques professionnelles sur l’installation et l’entretien des poêles à bois. Cela permettra également sans doute de donner des pistes de réflexion sur l’évolution des offres pour inclure dans les objectifs qualitatifs cette question de la qualité de l’air intérieur, en plus des exigences de qualité de combustion (rendement et émissions de polluants) déjà obligatoires.9 millions de foyers équipés en 2020
Pour rappel, il se vend chaque année quelques 260 000 poêles à bois et près de 100 000 foyers et inserts. Sur les onze dernières années, selon l’observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER), cela totalise plus de 2,5 millions de nouveaux poêles vendus et 2 millions de foyers et inserts. Selon diverses études, il y aurait donc un parc installé dépassant les 7 millions de familles équipées, avec une progression régulière qui devrait aller vers les 9 millions de familles concernées en 2020. On comprend dans ces conditions que l’impact sanitaire, via la qualité de l’air intérieur, doive être étudié et pris en compte dans le futur, comme l’environnement ambiant l’a déjà été avec le suivi des émissions à l’atmosphère.

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